Test Silent Hill: Townfall : l'ambiance culte est de retour
J'ai fini Silent Hill: Townfall sur PC en 19 h : l'ambiance culte est de retour, le corps à corps l'est beaucoup moins. Mon test complet : 18/20.

Silent Hill: Townfall, de quoi ça parle ?
Silent Hill: Townfall est un jeu d’horreur psychologique complet et indépendant : ce n’est ni une suite directe, ni un remake. Il se déroule en Écosse, en 1996, sur l’île de St. Amelia. Tu peux donc le prendre sans connaître les anciens épisodes. Le jeu est développé par Screen Burn, un studio indépendant de Glasgow, et édité par Konami et Annapurna Interactive.
Tu incarnes Simon Ordell, rappelé sur l’île pour « tout arranger ». Il y trouve une ville recouverte d’un épais brouillard, en apparence abandonnée, mais loin d’être en paix. Simon veut comprendre son lien avec ce lieu et ses habitants, et il découvre peu à peu des fragments d’un passé qui ne demande qu’à remonter à la surface.
Le jeu se joue entièrement en vue à la première personne. Tu dois explorer, éviter les menaces et survivre avec des armes et des outils limités. Parmi eux, le CRTV, un petit téléviseur portable qui remplace la radio emblématique de la série : il capte des signaux instables qui révèlent des menaces, des indices et des fragments de l’histoire. Tu peux combattre, ou passer par la furtivité.
Le jeu est sorti le 24 septembre 2026 sur PC (Steam, Epic Games Store) et PS5. Sur Steam, il coûte 49,99 € (59,99 € pour la Deluxe Edition) et il est classé PEGI 16.
- Plateforme testée : PC, au clavier-souris
- Configuration : RTX 5070 Ti, Ryzen 7 9800X3D, 32 Go de RAM, écran 1440p
- Temps de jeu : 19 heures pour finir le jeu (une seule partie, en difficulté Normal)
- Langue : version originale anglaise (les voix du jeu sont en anglais et en japonais, il n’y a pas de doublage français)
- Prix : 49,99 € sur Steam, jeu acheté (pas de clé fournie par l’éditeur)
Comment je note
Je note quatre critères sur 5, avec des décimales possibles (4,5 ou 4,8, par exemple) : l’histoire, les graphismes et la technique, le gameplay et le contenu, le son. J’additionne les quatre notes pour obtenir une note sur 20. Je me garde ensuite le droit d’ajouter ou d’enlever quelques dixièmes de point, et je te dis pourquoi dans la conclusion.
Histoire : un cauchemar qui te prend dès le début
L’histoire te prend dès le départ. Comme dans tous les Silent Hill, tu ne comprends pas ce qui se passe, ni pourquoi tu es là. Tu avances dans ce cauchemar sans savoir où tu vas, et l’ambiance est posée dès les premières minutes. Plus le jeu avance, plus le monde devient bizarre, et ce n’est que vers la fin que tu comprends enfin pourquoi tu es là. Personnellement, j’ai commencé à comprendre pendant la dernière cinématique du chapitre 5, puis celle du chapitre 6.

Un Silent Hill n’est pas un jeu d’horreur comme les autres : il est psychologique. À chaque fois, c’est une histoire de culpabilité, de quelque chose que le personnage regrette, et ça se transforme en cauchemar. Je te laisse le découvrir par toi-même.
Les personnages sont incroyables. Tu rencontres Simon, que tu contrôles pendant presque toute l’histoire, Zoe, une infirmière, et Richard. Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon je risque de te spoiler : à toi de les découvrir. Tu contrôles aussi Zoe et Richard, une fois chacun, et ces moments sont très importants pour comprendre l’histoire.
J’ai vraiment adoré l’histoire et l’intrigue, avec quelques moments de longueur, mais rien de rédhibitoire. Le jeu propose 5 fins, dont 3 alternatives, que tu débloques selon ta façon de jouer : si tu tues beaucoup d’ennemis, si tu es bon aux énigmes, si tu joues surtout discrètement, etc. Un ennemi qui t’attrape te fait perdre des points, tout comme une erreur sur une énigme. J’ai obtenu la fin avec le moins de points, et pour moi, c’est la meilleure. Je ne t’en dis pas plus.
Note : 4,5/5
Graphismes et technique : le vrai brouillard est de retour
Le jeu est beau, même magnifique. Dès le début, tu es dans l’ambiance : une ville vide et oppressante, avec ce brouillard emblématique de Silent Hill qu’on avait un peu perdu avec Silent Hill f. Là, tu es sur un véritable Silent Hill.

Les différentes ambiances sont très réussies, et chaque couleur a son importance. Avec le brouillard tout gris, tu croises presque aucun ennemi, voire pas du tout. Avec la lumière rouge, il y en a beaucoup. Et ce n’est pas que l’ambiance : la ville elle-même change aussi, et cette nuance est vraiment incroyable.

Par contre, même si le jeu est vraiment incroyable, l’optimisation aurait pu être meilleure. J’ai joué sur écran 1440p en ultra, et j’ai dû mettre le DLSS en qualité, ce qui m’a permis de jouer à 90 images par seconde en moyenne. J’ai quand même eu de petits lags, surtout au début et vers la fin. Ce n’est pas rédhibitoire sur l’ensemble, mais il faut le dire : à cause de ces petits problèmes d’optimisation, je ne peux pas mettre la note maximale.
Note : 4,8/5
Gameplay et contenu : des énigmes sympa, un corps à corps rigide
C’est peut-être le point noir du jeu. Je ne vais pas juger le monde ouvert, car Silent Hill: Townfall est surtout un jeu en couloirs, avec certaines grandes zones à découvrir et des choses à récupérer. C’est un mix parfait entre couloirs et semi-ouvert.
Les énigmes
Les énigmes sont vraiment sympas. Elles ne sont pas faciles, et parfois elles manquent un peu de logique, ce qui les rend encore plus compliquées. Je ne suis pas le meilleur en énigmes : c’est souvent là que je passe le plus de temps dans n’importe quel jeu, et Townfall ne déroge pas à la règle. Mais je les ai trouvées cool : si tu regardes bien, tu as toutes les réponses à portée de main. Il m’est arrivé de faire dix fois le tour d’une zone pour trouver quelque chose, mais c’est comme ça, c’est moi (mdr). La sensation de réussite quand tu trouves la réponse est incroyable.
Le CRTV
Je n’ai pas encore parlé du CRTV, et je l’ai trouvé vraiment intéressant dans le gameplay. C’est une petite télévision de poche. Grâce à elle, tu peux voir où sont les ennemis à travers les murs, ce qui aide beaucoup pour jouer en discrétion ou pour éviter un danger.
Elle te permet aussi de récupérer de petites vidéos, que tu trouves sur des radios ou en avançant dans l’histoire. Elles t’aident à savoir quoi faire, où aller et comment avancer, mais aussi à comprendre certains points de l’histoire.

Les combats
Le cœur du jeu, c’est le combat. Tu me diras qu’on peut jouer en discrétion, et c’est vrai que le gameplay en discrétion n’est pas mal. Mais je suis nul dans ce domaine, donc je suis souvent parti en combat, et là, je n’ai pas trop kiffé, surtout le corps à corps. J’ai trouvé Simon vraiment rigide, et ce n’est pas simple à expliquer. Le combat au corps à corps aurait pu être mieux.

Les combats à distance, par contre, sont un plaisir : tirer sur les ennemis fait du bien. Les ennemis sont variés et ont chacun leurs capacités. Au bout d’un moment, tu retombes sur les mêmes, mais, sauf dans le dernier chapitre, du chapitre 1 au chapitre 5, tu découvres toujours un nouvel ennemi. J’ai vraiment trouvé ça cool.
Note : 4/5
Design sonore : peut-être le meilleur point du jeu
Là, c’est du lourd. La bande-son est incroyable, et le design sonore aussi. Ça te prend au plus profond de toi : les bruits des ennemis, la musique, l’ambiance sonore, tout est incroyable. Ce n’est pas parfait, j’ai déjà entendu mieux, mais c’est peut-être le meilleur point du jeu.

Côté voix, le jeu propose un doublage complet en anglais et en japonais. J’ai joué en version originale anglaise.
Note : 5/5
Pour qui ?
Tu vas adorer si…
- tu aimes les histoires psychologiques, où la culpabilité se transforme en cauchemar
- tu veux retrouver l’ambiance de Silent Hill : le brouillard, la ville vide, la lumière rouge
- tu aimes les énigmes où la réponse est à portée de main si tu cherches bien
- tu es sensible à un excellent design sonore
Passe ton chemin si…
- tu cherches un jeu d’action avec un corps à corps fluide
- tu n’aimes pas chercher la solution d’une énigme
- tu supportes mal les quelques longueurs dans une intrigue
Conclusion
Silent Hill: Townfall est encore un spin-off, pas une suite, avec une histoire originale. Je pense qu’on attend tous un Silent Hill 5, mais là, on est sur un véritable retour aux sources dans l’ambiance, avec ce brouillard oppressant. Les monstres sont peut-être moins bizarres que dans Silent Hill f ou dans les Silent Hill originaux comme le 2, mais ça marche.
Le jeu rejoint mes favoris pour le GOTY. Je sais, ça commence à faire beaucoup, mais cette année 2026 est juste légendaire, et ce n’est pas fini.
Mes quatre notes donnent 18,3/20 (4,5 + 4,8 + 4 + 5). J’enlève 0,3 point pour arrondir. Ma note finale est de 18/20.
Sources
• Steam
• Communiqué officiel de sortie (Annapurna Interactive / Konami)
• Images : captures officielles Steam © Konami / Annapurna Interactive / Screen Burn
Notre verdict
Silent Hill : Townfall
Notes détaillées
- Histoire4,5/5
- Graphismes et technique4,8/5
- Gameplay et contenu4/5
- Design sonore5/5
Note sur 20 ajustée de 0,3 point en moins.
Un vrai retour aux sources pour Silent Hill : une ambiance oppressante, une histoire de culpabilité qui prend aux tripes et un son exceptionnel. Le corps à corps rigide et les petits soucis d'optimisation l'empêchent d'être parfait, mais c'est l'un des jeux d'horreur les plus marquants de 2026.
Points forts
- Ambiance Silent Hill enfin retrouvée
- Histoire et personnages marquants
- Brouillard et lumière rouge superbes
- Design sonore exceptionnel
- Énigmes et CRTV très réussis
Points faibles
- Optimisation PC perfectible, petits lags
- Corps à corps rigide
- Quelques longueurs dans l'intrigue
- Énigmes parfois peu logiques
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