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Test Onimusha: Way of the Sword : boss intenses, Kyoto superbe

J'ai fini Onimusha: Way of the Sword sur PC en 40 h : des boss intenses, un Kyoto superbe et une caméra à surveiller. Mon test complet : 18/20.

Par Maxime « Chapo »18/207 min de lectureJeu : Onimusha : Way of the SwordPC
Musashi, le héros d'Onimusha: Way of the Sword, face aux démons Genma dans un Kyoto sombre.

Onimusha: Way of the Sword, de quoi ça parle ?

Onimusha: Way of the Sword est le nouvel épisode de la série d’action de Capcom, où un samouraï affronte des démons. Attention, ce n’est pas un remake du tout premier Onimusha, sorti en 2001. C’est une histoire neuve, sans lien avec les anciens jeux ni avec la série Netflix : tu peux donc le prendre sans rien connaître. C’est le premier épisode principal depuis Dawn of Dreams, en 2006. Capcom le développe et l’édite avec son RE Engine, sous la direction de Satoru Nihei.

Tu incarnes Miyamoto Musashi, le célèbre sabreur, dont le visage s’inspire de l’acteur Toshiro Mifune. L’histoire se passe à Kyoto, à l’époque d’Edo, dans une version dark fantasy de la ville. Les Genma, des démons venus des enfers, y répandent un miasme. Musashi, dépassé par ces monstres, reçoit un gantelet Oni qui le sauve. Il faudra l’utiliser pour repousser les Genma et fermer les brèches ouvertes dans la ville.

Le jeu est sorti le 4 septembre 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2. Sur Steam, il coûte 69,99 € et il est classé PEGI 18.

  • Plateforme testée : PC, au clavier-souris
  • Configuration : RTX 5070 Ti, Ryzen 7 9800X3D, 32 Go de RAM, écran 1440p
  • Temps de jeu : 40 heures de jeu (une seule partie, en difficulté Normal)
  • Langue : version française, jouée avec les voix en français
  • Prix : 69,99 € sur Steam

Comment je note

Je note quatre critères sur 5, avec des demi-points possibles : l’histoire, les graphismes et la technique, le gameplay et le contenu, le son. J’additionne les quatre notes pour obtenir une note sur 20. Je me garde ensuite le droit d’ajouter ou d’enlever un demi-point, et je te dis pourquoi dans la conclusion.

Histoire : Musashi, un héros qui marque

Le jeu démarre très fort. L’introduction est excellente : elle pose le décor et présente Musashi, qui est mon coup de cœur. Le personnage est génial. Ses dialogues sont très drôles, il est badass, et il peut passer du badass au ridicule en deux secondes. Les autres personnages principaux m’ont aussi beaucoup plu, avec de vraies histoires. J’ai surtout aimé la danseuse, Izumo no Okuni.

Musashi, le héros d’Onimusha: Way of the Sword, dans une scène de l’histoire.

Après l’intro, par contre, le jeu est lent à démarrer. Les missions secondaires, elles, m’ont laissé de marbre. Elles restent utiles : elles rapportent de quoi améliorer tes compétences et ton équipement, donc tu as intérêt à les faire. Mais les missions en elles-mêmes sont sans intérêt, et les PNJ qui les donnent manquent d’âme : pas de vraie personnalité, pas d’histoire qui marque. Ils auraient mérité plus de travail. L’exploration est limitée, mais c’est normal : Onimusha mélange des zones semi-ouvertes et des couloirs. Ce n’est pas un open world.

Mais plus j’avançais, plus j’ai apprécié l’histoire principale. Les dialogues, les personnages, l’histoire des boss : tout monte en puissance. Certains boss, j’ai fini par les respecter. D’autres m’ont vraiment énervé par leur attitude. Et la fin est sublime.

Sans ce début poussif, elle aurait eu la note maximale.

Note : 4/5

Graphismes et technique : un Kyoto magnifique

Le jeu est beau, même magnifique. Les monuments historiques de Kyoto sont très bien retranscrits. C’est d’ailleurs une des premières raisons pour lesquelles j’étais hypé. Voir le Kiyomizu-dera reproduit aussi fidèlement m’a marqué : j’y suis allé au Japon cet été, et y retourner dans le jeu était incroyable.

Un décor de Kyoto dans Onimusha: Way of the Sword.

Tout est beau, et l’ambiance m’a beaucoup plu. Le level design est génial : chaque zone est différente et superbe. La direction artistique mélange un Japon qui semble vrai et le côté apocalyptique d’Onimusha. J’avais l’impression de visiter le Japon, malgré les démons. Je n’ai rien à redire.

La cerise sur le gâteau, c’est l’optimisation. Je n’ai croisé aucun bug. Sur ma configuration (RTX 5070 Ti, 32 Go de RAM, Ryzen 7 9800X3D, écran 1440p), le jeu tourne à 80-90 images par seconde en tout ultra avec le DLAA. C’est très correct, avec très peu de temps de chargement.

Un sans-faute visuel et technique.

Note : 5/5

Gameplay et contenu : des boss intenses et une progression jouissive

C’est le gros point fort du jeu. Au début, un didacticiel plutôt sympa t’apprend à parer, à esquiver, à attaquer et à utiliser ton gantelet. Plus tu avances, plus de nouvelles mécaniques arrivent, et le gameplay porte le jeu jusqu’à ce que l’histoire devienne incroyable à son tour.

J’ai joué au clavier-souris. Je sais que ce genre de jeu est plus facile à la manette, mais les sensations au clavier-souris m’ont paru excellentes.

Musashi en plein combat contre un Genma dans Onimusha: Way of the Sword.

Les combats

Face aux boss et aux sous-boss, la sensation est énorme. Chaque boss est différent : il a son pattern, son caractère, sa personnalité, et tu dois apprendre à le battre. Il y a aussi des Genma de plus en plus nombreux, et certains sont très cool. Chaque combat de boss est un grand moment.

J’ai fait une seule partie, en difficulté Normal, la plus élevée disponible au départ. Le jeu te fait transpirer. Parfois, j’étais à bout, je respirais, je me concentrais, et je finissais par gagner. Il n’est pas insurmontable : il est accessible à tous, mais pas facile pour autant. Tu passes du temps sur chaque boss jusqu’au plaisir de le vaincre. J’ai eu mes préférés, et le boss final m’a fait transpirer : c’est le meilleur du jeu.

La progression

J’ai adoré le système d’amélioration. Il passe par des arbres, et tu peux faire évoluer ton équipement : le sabre, la tenue et le gantelet. Il y a aussi des talents de base et des talents spéciaux. Chaque arbre n’utilise pas les mêmes points de compétence ni les mêmes matériaux pour être amélioré.

Je l’ai trouvé très bon et facile à prendre en main, mais il faut jouer : tu ne vas pas tout améliorer rapidement. Ce qui change le plus les performances en combat, c’est surtout l’équipement, où tu vois tout de suite la différence. Pour le reste aussi, tu sens que ça t’aide et que ton personnage devient plus fort. C’est jouissif.

Les défauts

Le gameplay n’est pas parfait. En dehors des boss, les combats contre les ennemis de base finissent par se répéter, et l’exploration de Kyoto est moyenne. Surtout, la caméra est peut-être le vrai gros point négatif. Elle est bien dans l’ensemble, mais parfois on ne voit plus rien et elle part dans tous les sens, surtout quand tu es coincé dans un angle. On a vu pire, mais c’est pour ça que je ne mets pas la note maximale.

Le contenu

La rejouabilité est excellente. Le mode Carnage donne un vrai challenge. À la fin, il te donne une épée qui permet de finir le jeu plus facilement en New Game +2. Le jeu est aussi très plaisant à platiner pour les joueurs PS5.

Note : 4,5/5

Design sonore : une musique épique en combat

On a déjà entendu des bandes-son plus marquantes. Mais les effets sonores et la musique restent excellents. Lors des combats de boss, la musique devient épique et magnifique : elle te prend, elle te pousse et te donne envie de te surpasser. Les effets sonores sont très cool aussi : le bruit des épées, le vent, les pas.

Une scène de combat d’Onimusha: Way of the Sword.

Le jeu propose des voix en français, en anglais et en japonais, entre autres langues. J’ai joué avec les voix en français.

Une ambiance sonore qui sert parfaitement les combats.

Note : 4/5

Pour qui ?

Tu vas adorer si…

  • tu aimes les combats de boss exigeants, où il faut apprendre les mouvements de l’ennemi
  • tu es sensible à une belle direction artistique et à un Japon fidèle
  • tu veux un héros marquant, avec de l’humour et du caractère
  • tu aimes voir ton personnage et son équipement évoluer au fil de l’aventure

Passe ton chemin si…

  • tu cherches un open world avec beaucoup de quêtes annexes
  • l’exploration et les petites quêtes sont ce que tu préfères dans un jeu
  • tu supportes mal une caméra qui s’emballe dans les coins

D’après les retours que j’ai reçus, le jeu rappelle Black Myth: Wukong pour le gameplay et la difficulté. Il se rapproche aussi de Sekiro, en grande partie par son Japon (le décor et le design graphique) et par le gameplay, mais Sekiro est bien plus difficile. Le réalisateur a d’ailleurs précisé que ce n’est pas un Soulslike.

Conclusion

Onimusha: Way of the Sword est un très bon retour de la série. Capcom est peut-être le meilleur studio de 2026 pour l’instant : trois jeux méritent le détour, RE9, Pragmata et Onimusha: Way of the Sword. J’ai une petite préférence pour Pragmata, mais si Onimusha remporte le titre de jeu de l’année, ce serait mérité. D’autres gros jeux arrivent, comme GTA 6, mais en attendant, ce Onimusha est vraiment incroyable.

Il est bon dans tous les domaines. Il n’est pas parfait : il a des défauts, mais pas assez pour le rendre juste bon. J’ai passé un très bon moment. Il fait partie de mon top 2 des jeux de 2026, pour l’instant.

Mes quatre notes donnent 17,5/20 (4 + 5 + 4,5 + 4). Pour tout ce que j’ai dit sur le jeu, je me donne le droit d’ajouter un demi-point : il le mérite largement. Ma note finale est de 18/20.

Sources

• Steam

• Page officielle Capcom

• Automaton West : interview du réalisateur

• Game Informer : Toshirō Mifune et Musashi

18/20

Notre verdict

Onimusha : Way of the Sword

Notes détaillées

  • Histoire4/5
  • Graphismes et technique5/5
  • Gameplay et contenu4,5/5
  • Design sonore4/5

Note sur 20 ajustée d'un demi-point en plus (coup de cœur).

Un très bon retour pour la série : des combats de boss exigeants, une direction artistique superbe et un héros attachant. La caméra et les quêtes annexes l'empêchent d'être parfait, mais il reste l'un des meilleurs jeux de 2026.

Points forts

  • Musashi, héros marquant et drôle
  • Combats de boss intenses
  • Kyoto magnifique et fidèle
  • Progression d'équipement jouissive
  • Optimisation PC irréprochable

Points faibles

  • Caméra parfois incontrôlable
  • Quêtes annexes utiles mais sans saveur
  • PNJ secondaires sans âme
  • Exploration répétitive

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